… (Arnaud Beaujeu)

Le cadenas rouillé sur la porte de bois ne se rouvrira pas, la maison est fermée

Tu descends l’escalier une dernière fois, le temps s’est arrêté dans le micocoulier et les voix se sont tues

Sur la pierre une date : c’est en mille huit-cent-vingt que le temps fut scellé

Assis au bas des marches, tu regardes le chien qui regarde les marches

Le chemin est laissé aux herbes, à l’obscur, aux mimosas bleutés

Tu t’en vas dans l’allée qui descend vers la mer où tout va s’oublier

 

(Arnaud Beaujeu, L’Amour de vivre, éd. Nu(e), 2014)

Photo: A.B.

L’image contient peut-être : plein air

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