Au milieu d’eux tu es assis, un peu de biais et la lumière passe au travers des arbres
Accoudé, tu regardes un autre homme et ton père reste debout dans
l’embrasure
Tu es debout sur le chemin et contre la voiture, les bras croisés tu ne dis rien
M’attendais-tu, m’attendras-tu, mon amour ?
Sous l’escalier, la liberté, les bras le long du corps, tu vois la vie t’abandonner, tu la suis sans efforts
Cours !
La liberté, la liberté vit dans ton corps
(Arnaud Beaujeu, Tous droits réservés)