… (A.B.)

Ne pas vouloir savoir ce qui naîtra de ça

accepter que ça meurt

accepter que ça meurt

Autre chose naîtra naîtra de tout cela

peut-être que cela sera plus beau encore

qui sait ce que de ça saura naître vraiment?

(Arnaud Beaujeu, Tous droits réservés)

Peut être une image de fleur et nature
Photo: A.B.

Autant en emporte ly vens (A.B.)

Le vent emporte autant les peines

que les joies et les insomnies

Il balaie tout sur son passage

les amours comme les ennemis

Autant en emporte ly vens

la mort et les désirs s’enfuient

soufflés par plus fugace qu’eux

(Arnaud Beaujeu, Tous droits réservés)

Vers l’inconnu… (Arnaud Beaujeu)

Suspendue dans le vide et contre le ciel bleu, elle voit le souvenir d’un grand océan bleu, le vent, le ciel, la terre, ou le souffle du vent dans la nuit étoilée

Elle plonge au creux d’elle-même ou dans l’ombre de sa lumière

Elle se déploie sur d’autres cieux

Elle trouve une altitude, abandonne la terre, du ciel bleu aux nuages, des nuages à l’hiver

Ou pose son regard sur la mer élancée

Plonge dans le sommeil, entend le vent glisser, l’été, dans les ramures

Redescend vers le ciel, entre les murs de buis

Traverse la lumière, transparence du verre, portée vers l’inconnu

(Arnaud Beaujeu, L’amour de vivre, éd. NU(e))

Un arbre… (Arnaud Beaujeu)

Un arbre est un ascète élancé vers la mort

un arbre est un ascète élancé vers la vie

Il demande espérance, il demande à la vie

« donne-moi l’espérance, redonne-moi la vie »

Il porte en sa lumière un message de nuit

« redonne-moi la mort, ressuscite ma nuit « 

Un arbre est un ascète élancé vers la vie

(Arnaud Beaujeu, L’amour de vivre, éd. Nu(e))