… (Arnaud Beaujeu)

Mésanges huppées, sitelles, fauvettes et loriots,
Chardonnerets, verdiers, nonettes, grimpereaux,
Le chant de la forêt m’appelle et le jardin s’est
embrasé de ces jolis bruissements d’ailes
Mésanges huppées, sitelles, fauvettes et loriots

(Arnaud Beaujeu, L’Amour de vivre, éd. Nu(e), 2014)

L’image contient peut-être : oiseau

… (Arnaud Beaujeu)

Au vert tendre, au bleu clair, à la rose des prés
Aux fleurs jaunes, aux lumières, à la vie décidée
A l’amour, à l’abeille, à la beauté des blés
Au rouge qui s’éveille, à la splendeur innée

(Arnaud Beaujeu, dans L’Amour de vivre, éd. Nu(e), 2014)

Tableau: Matisse

 

L’image contient peut-être : plante et fleur

Les déchirures du ciel… (Arnaud Beaujeu)

Les déchirures du ciel ouvrent
sur d’autres vies
disparaître dans l’inconnu marcher
vers d’autres vues
où la mer étendue permet d’écrire
le jour la nuit
auprès d’un feu de cheminée

Nager des heures entières peut-être
jusqu’à se noyer revenir
en arrière une table sur la mer
au bouquet déposé

Des fragments de lumière
un sourire dans l’été
un lit quelques hivers s’enfuir
dans d’autres nuits

Je ne sais plus ces choses-là désormais
ne m’en souviens plus
je courais jusque dans l’envers
désormais ne m’en souviens plus

Où le chemin… (Arnaud Beaujeu)

Où le chemin commence les pas sont magnifiques
un tapis d’aiguilles atténue les voix
Le grand air nous invite on marche sans un doute
aimantés de nature on s’enchante de tout
Un chemin nous rassure de ses arbres et de ses lumières
de ses cailloux clairs de ses joies
Un autre passe dans les bois parmi de petits tas de pierres
– il faut enjamber le ruisseau pour longer un champ

 

A la croisée des voies le vent nous aveugle
Comme à colin-maillard on tourne sur soi
On prend ce chemin-là sans savoir où il va
s’il y aura un replat une route
Celui-ci tourne à gauche il faut passer un gué cerné de genêts
C’est peut-être une impasse
Celui-là monte droit puis casse d’un seul coup
il se poursuit pourtant en passant le pont

 

Au mitan du parcours
on a la tentation de rebrousser chemin
et en même temps ce serait dommage
de ne pas aller voir
plus loin

 

Un chemin ne dit rien
Empierré de matière il vibre sous les pas et ne s’ouvre qu’à lui
On revient sur ses pas
Est-ce que l’on s’est perdu ?
Mieux vaut continuer reprendre le bon cours
c’est plus beau plus intéressant en allant de l’avant
Tout au bout du chemin il y aura autre chose
peut-être une aventure peut-être une autre voie

(Arnaud Beaujeu, Tous droits réservés)

Tableau: Cézanne

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