La maison sur la mer… (Arnaud Beaujeu)

La maison sur la mer aux colonnes d’arbres imaginaires est suspendue dans le matin éblouissant de vert. Au partage de l’horizon, le bleu ciel répond au bleu tendre de mer

 

Le lieu est un mystère, où souffle légèrement la brise d’un passé enchanté de lumières, de rires, d’éclats de voix profondes, passagères

 

L’ombre appelle la lumière. Leur présence est nourrie de tout un monde intermédiaire que les souvenirs révèlent imperceptiblement

 

Le fantôme d’un sourire s’esquisse soudain, la forme émue d’un corps, la poigne d’une main. S’y adjoignent peut-être le grain d’une voix flûtée, l’éclat d’un œil malin…

 

Au gré des rafales, le temps s’accélère, les vagues se renforcent et à coup de mistral, emportent dans l’instant ces allures éphémères

 

(Arnaud Beaujeu, Tous droits réservés)

L’étoile (Arnaud Beaujeu)

L’étoile,
je suis l’étoile
perdue de tes années
L’étoile de tes amours
perdues puis retrouvées
Je viens vers toi comme une amie
pour tournoyer et t’enlacer

(Arnaud Beaujeu, tous droits réservés)

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… (Arnaud Beaujeu)

Mésanges huppées, sitelles, fauvettes et loriots,
Chardonnerets, verdiers, nonettes, grimpereaux,
Le chant de la forêt m’appelle et le jardin s’est
embrasé de ces jolis bruissements d’ailes
Mésanges huppées, sitelles, fauvettes et loriots

(Arnaud Beaujeu, L’Amour de vivre, éd. Nu(e), 2014)

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… (Arnaud Beaujeu)

Au vert tendre, au bleu clair, à la rose des prés
Aux fleurs jaunes, aux lumières, à la vie décidée
A l’amour, à l’abeille, à la beauté des blés
Au rouge qui s’éveille, à la splendeur innée

(Arnaud Beaujeu, dans L’Amour de vivre, éd. Nu(e), 2014)

Tableau: Matisse

 

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Les déchirures du ciel… (Arnaud Beaujeu)

Les déchirures du ciel ouvrent
sur d’autres vies
disparaître dans l’inconnu marcher
vers d’autres vues
où la mer étendue permet d’écrire
le jour la nuit
auprès d’un feu de cheminée

Nager des heures entières peut-être
jusqu’à se noyer revenir
en arrière une table sur la mer
au bouquet déposé

Des fragments de lumière
un sourire dans l’été
un lit quelques hivers s’enfuir
dans d’autres nuits

Je ne sais plus ces choses-là désormais
ne m’en souviens plus
je courais jusque dans l’envers
désormais ne m’en souviens plus