Les déchirures du ciel ouvrent sur d’autres vies
disparaître dans l’inconnu, marcher vers d’autres vues
où la mer étendue permet d’écrire le jour la nuit
auprès d’un feu de cheminée
Nager des heures entières peut-être jusqu’à se noyer
Revenir en arrière, une table sur la mer au bouquet déposé
Des fragments de lumière, un sourire dans l’été
un lit quelques hivers, s’enfuir dans d’autres nuits
Je ne sais plus ces choses-là, désormais ne m’en souviens plus
je courais jusque dans l’envers, désormais ne m’en souviens plus
(Arnaud Beaujeu, Tous droits réservés)