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Ou traverser la vie de manière juste anecdotique le corps pénétré de lumière dans l’odeur d’herbe acidulée
Tous droits réservés
Photo: Agnès Varda, Le Bonheur
Un jour j’écrirai plus que ne peut le dire la voix plus que le temps le permettra Retrouver le silence au plus profond de soi le silence est immense et le bonheur roi
(Texte et photo: Arnaud Beaujeu, Tous droits réservés)
A l’arrivée que reste-t-il une attente au bord de la mer la vie continue de tourner
*
Les uns remplacent les autres et les vagues continuent sans relâche de frapper le rivage des années
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Toujours le même toujours tout aussi insensé
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La vie s’agite en mille couleurs mille folies traversées que le vent balaie une à une jusqu’à épuisement
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Demain nous irons traverser d’autres folies d’autres chimères en attendant
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Un exil au bord de la mer agite les rideaux légers les carreaux-ciments sont des pierres inanimées
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Un fort se détache en lumière enlacé d’un bougainvillée nous irons jouer dans la mer au bonheur retrouvé
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Tournent les heures de la journée chacune est belle d’une unité de tons et de couleurs
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On passe cette vie dans le bleu dans la joie d’exister pleinement jusqu’à n’être plus
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La mer se lève le matin avec tous les noyés les morts les trépassés elle se réveille d’un long sommeil pour les ressusciter
*
Certains font la planche d’autres nagent le dos crawlé puis ils se sèchent au soleil avant de petit-déjeuner
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On se promène souple et léger dans les rumeurs du jour à peine a-t-on le temps de se retourner que déjà le soir arrivé
–
Etre là sans trop savoir pourquoi au milieu des jeux et combats
*
Laisser passer les jours ronds et pleins chaque fois vivre d’amour et d’eau salée jusqu’au prochain échouage
*
La mer parle la nuit elle raconte des histoires à dormir debout elle parle toute la nuit
*
Et tous les âges de la vie se retrouvent en ces heures où le soleil luit
(© Texte et photo : Arnaud Beaujeu. Tous droits réservés)
Peut-être que le temps peut-être que le jour peut-être que le vent peut-être qu’au détour peut-être qu’en passant peut-être que l’amour est vivant
Tous droits réservés.
Citrons, Claude Monet
Pour toute commande: envoyer un chèque de 12 euros à l’ordre des Editions d’A Côté (adresse: Les Editions d’A Côté, 704 chemin des plaines – Célony, 13090 AIx-en-Provence). A.B.
Au milieu d’eux tu es assis, un peu de biais et la lumière passe au travers des arbres
Accoudé, tu regardes un autre homme et ton père reste debout dans
l’embrasure
Tu es debout sur le chemin et contre la voiture, les bras croisés tu ne dis rien
M’attendais-tu, m’attendras-tu, mon amour ?
Sous l’escalier, la liberté, les bras le long du corps, tu vois la vie t’abandonner, tu la suis sans efforts
Cours !
La liberté, la liberté vit dans ton corps
(Arnaud Beaujeu, Tous droits réservés)
Tu chantes la lumière avec la liberté, tu déploies le réel, tu donnes une inflexion à la ligne des jours, tu apprends à danser
Il y a le mouvement du monde, il y a la vitesse du vent, il y a les danses et les rondes, il y a nos élans
Et danse la lumière, sur la ligne d’hiver, sur la rive des mers, sur l’horizon serein
La neige tombe dans la neige, les murs et branches sont bordés de blanc, un rouge-gorge danse entre ruisseaux et fossés
L’hiver brille et scintille en son mystère ensoleillé, le givre suit la branche, une goutte d’eau s’est figée
Et danse la lumière entre blancs et bleutés, tu danses sur la pierre, escaladant chaque rocher
Le ballet des oiseaux, dans la lumière du soir, t’accompagne en un mouvement de matière en suspens
Tu danses les étoiles, regarde l’ombre t’enlacer, ton enfance apparaître au tourbillon des vents
Ta vie devient légère, ton amour plus chantant
Long est le tournoiement de nos images dans le temps
Tous droits réservés.
D’un mouvement de l’âme, j’attrape le réel
Comme glisse le pas majeur de l’épopée sur le sol des années
J’accompagne la courbe et l’orbe d’une ronde
Au rythme de ma jambe, au soleil de mon bras
Jusqu’à ce que, silence, l’approche de ton pas
Vienne guider ma danse et mourir au combat
J’esquisse un pas de danse, je rouvre cet émoi
Qui se fend d’une offense et d’un rire aux éclats
(Tous droits réservés)
Les doigts tachés d’indigo bleu, en pressant l’encre du muscari
la vie qui se décale un peu le temps passe et sourit
Unies dans un verre à alcool les clochettes du muscari
une ou deux pâquerettes une fleur de pissenlit
Taches d’encre dans les fossés
sur les talus et par les prés
d’encre violette encore tachés
(Texte paru dans Recours au poème (site en ligne), novembre 2017)
Tu as une table et tu écris, tu t’assieds sur le bord de la mer
Tu cherches un horizon, la mer est ton mystère, tu recherches son nom
Il y a un lit, une maison, la nuit qui veille et s’ensommeille
Quand on ouvre les volets, il n’y a plus que l’horizon
Des falaises en eau profonde : au sommet, une maison
(© Texte et photo : Arnaud Beaujeu. Tous droits réservés)
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