L’éternité

« Elle est retrouvée, quoi ? L’éternité. C’est la mer allée avec le soleil. »

Lui rigole éclatant de lumière et de vent. Elle, s’étourdit de matières et de déferlements. Ils s’embrassent et traversent villages et forêts en s’y éparpillant, au hasard des rencontres et des enfantements :

« Je suis peul et je suis bysantin, et moi je suis persan, je suis aborigène et je suis élégant. Mon père était « un cas » et ma mère inuit ! Les rencontres et la vie n’ont-elles pas fait de nous des clowns métaphysiques ? »

Elle est retrouvée, quoi ? L’éternité. C’est la mer, allez, dans sa diversité de visages et de corps pétris par la poussière et le souffle solaire…

(Arnaud Beaujeu, Tous droits réservés)

Rolf Ball : http://www.rolf-ball.com/oeuvres/serigraphies-65-x-50-cm/ Tous droits réservés.

Une étoile qui danse

« Il faut avoir du chaos en soi pour pouvoir accoucher d’une étoile qui danse »

S’étonner de toutes les chances, de toutes les outrances. Entre le n’être et l’apparaître, la vie n’est qu’une invite à renverser le sens. Engager tous les manques en leur magnificence, faire de toutes les pentes d’autres insuffisances

Elargir l’horizon en tohu-bohus magnifiques, entamer un charivari pour faire tourner les cataclysmes en pagailles et en dispersions. Secouer l’infini, secouer l’évidence. Confondre les malentendus en catastrophes et subversions, pour que de la cohue émergent d’autres vies

De l’erreur, ta naissance

Du trouble, ta puissance

Du chaos une étoile qui danse

(Arnaud Beaujeu, Tous droits réservés)

Rolf Ball

Encore

Près du ruisseau le rossignol

fait entendre le chant lointain

d’un être qui n’est jamais parti

et dont la présence inspirante

nous enveloppe encore

(Arnaud Beaujeu, Tous droits réservés)