… (A.B.)

Silencieuses formes lentes

vous passez en silence

à travers les présences

de la lune et des branches

vous glissez en silence

à travers les lueurs

en magie d’ombres blanches

(Arnaud Beaujeu, Tous droits réservés)

… (A. Beaujeu)

Dans la forêt du val perdu, ailes de libellule sèches, chamois sur un rocher

Remonter à la source aux ancêtres légers, eau profonde et perlée

Le ruisseau coule en cascade, sur la roche les étés, fraîcheur de feuille évasée

L’oiseau sous la cascade vole dans la lumière perlée, cascade de mousse et fraîcheur, à l’aura sacrée

(Arnaud Beaujeu L’Amour de vivre, éd. Nu(e), 2014)

… (A. Beaujeu)

Puissance du châtaignier tronc ligneux feuilles au vent

Des branchages le grincement

Socle moussu

Le chemin jonché de chatons bogues et papillons

Et des clèdes de pierre des branches qui font pont

La forêt chante la lumière chatoie sur le sentier

(Arnaud Beaujeu, L’Amour de vivre, éd. Nu(e), 2014)

… (A. Beaujeu)

Le bruit de l’eau dans les cailloux jamais ne cesse ne s’étiole

Ailleurs l’eau fraîche a la limpidité d’un lac

Un papillon violet s’y désaltère

L’eau verte et claire se repose au fond d’une anse sablonneuse et contre la roche évasée

De son corps souple et pailleté, la truite remonte la rive et le courant de l’eau glacée

(Arnaud Beaujeu, L’Amour de vivre, ed. Nu(e), 2014)

Et si… (Arnaud Beaujeu)

Un garçon et une fille avancent par le pré. Elle se baisse pour ramasser une herbe et fait le geste de relever une mèche autour de son oreille. Ils repartent élancés :

Que je voudrais, mon amoureuse, suivre le vent, le vent lointain, parmi les âmes amoureuses, au devenir, à l’incertain

Et si la vie était légère, l’amour chantant, l’oiseau charmant… Si du printemps à l’hiver, habillés de grâce légère, les amoureux allaient dansant

(Texte et photo: Arnaud Beaujeu)