Ecoute…

Ecoute

les heures se retourner

le temps s’éparpiller

Tant pis si ça n’a aucun sens

Le jour s’étire en défilé

jusqu’à ce qu’il se précipite

vers son point d’arrivée

(Arnaud Beaujeu, Tous droits réservés)

La forêt obscure

Revenir sur tes pas fut un peu étrange

les hirondelles viraient en frôlant le pare-brise

J’errai comme un damné dans la forêt obscure

entre les fougères, les sapins, les limaces, les mûres

(Arnaud Beaujeu, Tous droits réservés)

Gustave Doré

Vautours

Le corps nu, son cadavre

sera mangé par les vautours

Il n’y aura plus qu’un immense

incendie tout autour

Laissez partir les hirondelles

laissez mourir les cachalots

Le soleil ne sera qu’un silencieux tombeau

(© Texte et photo : Arnaud Beaujeu. Tous droits réservés)

Quand…

Quand les feuilles des saisons

auront rougi

au milieu des murs en ruines

quelque part où nous irons

la vie sera belle et telle

que nous nous l’imaginions

au temps des vols d’hirondelles

(Arnaud Beaujeu, Tous droits réservés)

Le chêne-liège

Il suffit de passer la haie : près d’un immense chêne-liège, il y a une grosse pierre où s’asseoir. Le chat n’est jamais loin, blotti dans un nid d’herbes. Quand je me lève, il m’accompagne dans le terrain en pente. Sous les feuilles de chênes ou sous les souches de bruyères, se trouvent chanterelles et trompettes de la mort. Tout en bas du terrain, la margelle d’un puits

(© Texte et photo : Arnaud Beaujeu. Tous droits réservés)