Les escaliers de pierre…

Les escaliers de pierres mènent à la maison, le jardin en hiver poursuit nos émotions, de terrasses en terrasses, de chemins en saisons, le palmier bas, les grenadiers, les mimosas et les lentisques, conduisent à la figuière et mènent au bout du petit pont

(Arnaud Beaujeu, Tous droits réservés)

Les orangers

Un grand vent soufflait dans les arbres

vent de lumière et de liberté

qui balayait tous les souvenirs

toutes les fautes pardonnées

depuis longtemps déjà

dans une langue pas certaine

ou au milieu des orangers

(Arnaud Beaujeu, Tous droits réservés)

Douze

Les regards croisés

témoignent le mystère

en partage

regards intenses et familiers

dans l’auréole des visages

et de leurs singularités

Les corps à taille humaine

les teintes des drapés

livres, couteaux ou lances

avec nous

de plain-pied

à l’entour du Silence

(© Texte et photo : Arnaud Beaujeu. Tous droits réservés)

Ombre errante

Une ombre errante par la rue prend un passage à contre-jour, un bruit de pas qui s’est enfui, revient puis une porte claque

La pluie tombe à renverse et l’eau dévale les rigoles, tous les arbres s’ébrouent, un pavé se descelle

Signes et passerelles, l’escalier dans la nuit, une cour sur une autre cour, une fuite de puits en puits

(Arnaud Beaujeu, Tous droits réservés)