L’horloge du Zodiaque Au centre inversé Remonte en sa descente Avec les prisonniers De la Caverne antique Lieu des déperditions sensorielles et physiques
J’irai m’asseoir sous la tonnelle à la première heure de l’aube pour écouter le rossignol chanter et regarder l’entrelacement des rutilances dans les feuilles le laurier-sauce le figuier le cade et le micocoulier
Lumière lumière es-tu celle que jadis entendit chanter un pâtre sur son banc de pierre il avait vu s’entrelacer en bras comme en branches amantes le laurier-sauce le figuier le cade et le micocoulier
Si je suis celle philomèle qu’un jour tu entendis chanter alors danse avec toutes celles qui rutilantes comme feuilles sont si jolies à regarder le laurier-sauce le figuier le cade et le micocoulier
Quand la huppe s’envole, c’est comme si une image d’école était devenue réalité. La tourterelle en croix vole au-dessus des blés. La chauve-souris se colle au mur pour se chauffer. le cri de l’épervier comme un signal d’été, une volée de moineaux dans les haies. L’aile noire et bleutée du corbeau passager des silences…
Une carapace de tortue a blanchi sur le sol jonché d’aiguilles Les herbes sèches pétillent de lumière Parfois une fleur rose délicatement s’y meut Le canal passe sous la roche et s’enfonce dans l’ombre bleue
Arpenteur de chimères et livreur de courrier, je traverse les airs pour porter la nouvelle la plus belle qui soit : il n’y a pas de frontières à nos rêves les meilleurs ; que la mondialité d’une terre nomade, heureuse et vagabonde. Il n’y a pas d’étrangers : que l’espace léger, sans dedans ni dehors, du souffle qui traverse nos âmes éveillées…